Infos françaises: Pavlova pour « The Crown », 200 desserts pour « The Killer »… Une stylisme culinaire nous raconte son métier sur les plateaux de tournage #France

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«  Je suis styliste culinaire, “food stylist” en anglais. Mon corps de métier, c’est le cinéma. Je mets l’aliment, le plat en avant de façon à ce que le réalisateur ou le directeur de la photographie puisse le travailler en termes de lumière et qu’il soit le plus beau possible. » Pour Caroline Le Touzé, l’aventure avec le stylisme culinaire a commencé par une rencontre fortuite quand, dans sa biscuiterie, elle a fait la connaissance d’un client directeur artistique. « Un jour, je lui demande ce qu’il fait dans la vie. Il me raconte et, tout de suite, ça matche. Il adore tout ce qui est pâtisserie, tout ce qui est nourriture, et de fil en aiguille, il me dit : “Viens sur mes plateaux.” Et je suis devenue styliste culinaire ! »

Ce qui passionne Caroline Le Touzé, c’est l’alliance entre créativité et technicité. Car contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le défi ne se limite pas à l’esthétique. Sur un plateau de cinéma, les contraintes techniques sont redoutables : spots extrêmement chauds, prises qui s’éternisent des heures, nécessité de reproduire à l’identique un plat des dizaines de fois. La styliste culinaire a ainsi développé ses propres techniques pour que ses créations résistent aux conditions extrêmes tout en conservant leur attrait visuel.

La pâtisserie, que Caroline Le Touzé compare à de la chimie, lui offre cette base technique rigoureuse sur laquelle elle peut laisser libre cours à son imagination. Aujourd’hui, elle travaille en binôme avec Ange Macias, directrice artistique, pour leur propre agence, Wallace. Les deux femmes enchaînent les projets et voudraient faire mieux connaître la plus-value du stylisme culinaire sur les plateaux de tournage.

Un savoir-faire adapté aux codes du cinéma

La différence entre un styliste culinaire et un cuisinier ou pâtissier réside dans la connaissance du septième art. « Quand on vient du cinéma, on a tous les codes. On sait exactement ce qui est attendu, qu’il va y avoir de longs moments d’attente entre des scènes, et d’autres où ça va être le “rush”. »

Une expertise qui s’est révélée cruciale lors du tournage de la série phénomène de Netflix Emily in Paris. « Ils avaient demandé à un pâtissier de faire un gingerbread [pain d’épices, NDLR]. Le matin même de la récupération, l’accessoiriste a déchanté : catastrophe, ce n’était pas du tout ce qu’il fallait ! En plus, c’était une scène où il y avait un gros plan […] Le pâtissier n’avait pas bien pris en compte la photo qui lui avait été donnée. » Appelée en urgence, Caroline Le Touzé a dû fabriquer de nouveaux pains d’épices dans la nuit. Défi relevé. Et c’est ainsi qu’elle a continué à travailler pour la série, réalisant notamment le mont-blanc de Gabriel, dessert crucial pour ce personnage en quête d’une étoile au Michelin.

Si le stylisme culinaire est une profession établie outre-Atlantique, la France accuse un retard considérable. « Aux États-Unis, c’est très reconnu, il n’y a pas un plateau avec de la nourriture sans un styliste culinaire », observe Caroline Le Touzé. « En France, je trouve qu’on a tendance à penser un peu trop vite qu’on sait manier la nourriture. Sauf que le Français ne sait pas la mettre en avant, lui donner sa texture, lui donner cette lumière. » Paradoxalement, « notre culture gastronomique nous dessert », analyse ainsi la styliste culinaire.

Des ortolans en pâte d’amande

Le métier réserve parfois des demandes inattendues. Caroline Le Touzé se souvient ainsi de deux projets particulièrement originaux : « On nous a demandé de faire une ratatouille ratée » pour un tournage avec Dan Levy, ou encore « de reproduire des ortolans, qui sont des oiseaux interdits à la consommation » pour un film sur François Mitterrand. « On a alors pensé à de la pâte d’amande, qui nous a permis de modeler un ortolan. Ensuite, ça a été tout un travail d’aérographie, de peinture. »

Au cinéma, toute nourriture doit être comestible, au cas où les acteurs la mangeraient – contrairement à la publicité, par exemple. Le goût n’en est pas garanti pour autant ! Car pour faire tenir les plats pendant des heures, ou pour contourner les allergies d’acteurs, certains ingrédients peuvent être remplacés par des pois chiches ou du tofu soyeux. Tant que cela rend les plats attrayants à l’écran !

Certains tournages amènent à redoubler d’exigence, comme sur celui du film The Killer (2023), du réalisateur David Fincher. « David Fincher est extrêmement précis. Il a fallu faire 200 desserts pour une scène. Il y a eu trois desserts qui sont passés à l’écran, mais à chaque fois qu’il y avait un “cut”, il fallait recommencer indéfiniment. » Une expérience éprouvante mais enrichissante pour Caroline Le Touzé : « C’est fabuleux parce que ça vous demande une précision, un travail incroyable. »

Autre souvenir mémorable : sur la série britannique The Crown, la styliste culinaire a reconstitué une pavlova servie dans un restaurant gastronomique lors de la séquence des funérailles de Lady Diana. Chaque détail comptait : la texture de la meringue, l’éclat des myrtilles, la disposition des éléments pour créer les contrastes nécessaires à l’image.

Parmi les collaborations qui ont marqué Caroline Le Touzé figure aussi la toute récente série américaine Étoile, diffusée sur Amazon Prime Video. « C’était un très gros projet, avec un gros buffet, beaucoup de scènes », se souvient-elle avec enthousiasme. L’approche des réalisateurs Daniel Palladino et Amy Sherman-Palladino était très spécifique : « lls avaient vraiment cette envie de “colorful”. Ils adorent tout ce qui est pourpre, donc on a travaillé énormément tout ce qui était pourpre, rose et un peu orangé. » Un tournage qui a représenté pour Caroline Le Touzé l’aboutissement de son expertise : « Il y avait vraiment une ambiance entière autour de la nourriture. »

Vers une reconnaissance du métier


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Consciente du potentiel de développement de sa profession, Caroline Le Touzé travaille activement à sa reconnaissance. « On est la première agence de stylisme culinaire parisienne. Le CNC [Centre national du cinéma, NDLR] nous a interviewés. Il y a vraiment cette volonté du cinéma français de nous mettre en avant. » Pour pallier l’absence de formation spécialisée en France, Caroline Le Touzé lancera à la rentrée de septembre Success Food, une plateforme de formation dédiée au stylisme culinaire, qui couvrira non seulement le cinéma, mais aussi la publicité et les réseaux sociaux, secteurs où la demande croît rapidement.

Le rêve de Caroline Le Touzé aujourd’hui ? Que chaque production française fasse appel à un styliste culinaire (même pour une simple scène du quotidien) plutôt que de se contenter de poser négligemment quelques tranches de jambon dans une assiette ! Dans un pays reconnu pour sa gastronomie, cette attention portée à la mise en valeur culinaire à l’écran semble une évidence qui tarde pourtant à s’imposer.

Pavlova pour « The Crown », 200 desserts pour « The Killer »… Une stylisme culinaire nous raconte son métier sur les plateaux de tournage

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